en cuisine

Christophe Dufau est un OVNI; un objet vençois non identifié.

Officiellement cuisinier, officieusement restaurateur, ouvertement en salle, assurément, évidemment et manifestement épris d’art.
Sa cuisine ouvre sur un grand jardin et débouche dans l’assiette sur un univers prototype. Le type à servir des œufs de poisson volant vert fluo, des palourdes assorties de potimarron et de rhubarbe et les premières asperges en glace au dessert. Le vrai Dufau déniche de ses placards cardamome et huile de mimosa, taillade 98 choux rave dans la journée et confit les pelures d’oignon rouge.

portrait de Christophe Christophe Dufau en plein marché

Ce chef là a trop baroudé sur la planète, trop vu de la Malaisie,
de l’Italie ou de New York et surtout trop fréquenté les danois
— 9 ans de hareng fumé et d’agneau Gotland quand même —
pour rester sage.

Il est du genre à emmener ses trois enfants en pèlerinage gastronomique dans le Barolo ou à faire décoller ses ados de la game boy grâce à de fins gueuletons.

A Vence, ce natif de Draguignan carbure à l’énergie culinaire,
assénant qu’il n’y a pas de vérité en cuisine.
Aux Bacchanales, il y a néanmoins la sienne
.

christophe en cuisine